Après un cancer, vivre avec l’ombre des prochains contrôles
Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Les traitements sont terminés. La vie a repris son cours. Pourtant, à l’approche des examens de contrôle, les souvenirs et l’inquiétude peuvent refaire surface. Parce qu’après un cancer, avancer ne signifie pas toujours pouvoir oublier ce que l’on a traversé.
Quand les traitements sont terminés, tout le monde semble pouvoir souffler
Lorsque les traitements contre le cancer prennent fin, l’entourage est souvent soulagé. On se dit que le plus dur est derrière soi, que la vie va reprendre son cours et que l’on va enfin pouvoir tourner la page.
Et bien sûr, il y a une forme de soulagement. On retrouve progressivement certaines habitudes, on reprend des projets, on essaie d’avancer.
Mais, pour la personne qui a traversé la maladie, les choses ne sont pas toujours aussi simples.
Le cancer a laissé des traces. Il y a les souvenirs des traitements, les changements physiques, la fatigue parfois persistante, les douleurs, mais aussi tout ce qui se passe à l’intérieur : les émotions, les interrogations et la conscience que la vie peut basculer.
On peut aller mieux, sourire, profiter de ses proches et ne pas penser à la maladie tous les jours. Et pourtant, certaines périodes viennent réveiller ce que l’on croyait avoir mis à distance.

Quand la date des contrôles approche, la maladie reprend de la place
Pour moi, cette période est particulièrement présente à l’approche des examens de contrôle.
Les rendez-vous se rapprochent, les dates sont posées et, peu à peu, le souvenir de la maladie revient. Je repense à ce que j’ai traversé, à ce que j’ai vécu depuis l’annonce du cancer, en février 2023.
Mon moral peut vaciller. Je peux me sentir triste, fatiguée, préoccupée, alors même que la vie continue autour de moi.
Ce qui est difficile, c’est cette attente. Ce compte à rebours avant le prochain bilan, avec cette question qui reste quelque part dans un coin de la tête : "et si… ?"
Lorsque les résultats sont rassurants, le soulagement est immense. Je me dis alors que j’ai une année de plus devant moi avant les prochains contrôles.
Mais cette pensée dit aussi quelque chose de la réalité de l’après cancer : il faut parfois réapprendre à vivre avec une incertitude que l’on n’a pas choisie.
Quand le parcours ne se déroule pas comme prévu
Dans mon parcours, il y a également eu l’hormonothérapie. J’ai dû l’arrêter au bout d’un an, car mon corps était en très grande souffrance.
Cette décision, prise dans un contexte de difficultés importantes, a aussi nourri des questionnements et des inquiétudes autour de la suite.
Quand on a déjà connu le cancer, il n’est pas toujours facile de ne pas se demander si chaque décision, chaque symptôme ou chaque changement peut avoir des conséquences sur l’avenir.
Je partage ici mon expérience personnelle, sans en tirer de conclusion médicale générale. L’arrêt d’une hormonothérapie ne signifie pas, à lui seul, qu’une récidive surviendra. Les questions liées aux traitements et aux risques doivent être abordées avec l’équipe médicale qui connaît la situation de chacune et de chacun.
Mais sur le plan émotionnel, les interrogations peuvent être bien présentes. Et elles méritent, elles aussi, d’être entendues.

Vivre entre deux contrôles : reprendre possession du temps
Depuis mon cancer, en février 2023, mon mari et moi avons pris l’habitude de partir à la montagne avant chaque période de contrôles.
C’est notre façon de nous offrir une parenthèse, de profiter de l’instant présent et de vivre de beaux moments ensemble avant cette période plus difficile.
Au fond, je crois que j’ai besoin de me rappeler que la vie est là, maintenant. Que je peux encore découvrir des paysages, rire, partager, respirer et créer des souvenirs.
Je ne veux pas que l’attente des résultats prenne toute la place. Je veux continuer à vivre, même si une part de moi sait que je ne maîtrise pas tout ce qui m’attend.
Ces séjours ne font pas disparaître mes inquiétudes. Ils me permettent simplement de donner une place à autre chose qu’à la maladie.
Car après un cancer, il y a aussi cette nécessité de reprendre possession de son temps, de retrouver ses envies et de se sentir à nouveau actrice de sa vie.
Après un cancer, on a aussi besoin d’être accompagné
L’entourage peut être présent, aimant et rassurant. Pourtant, il ne comprend pas toujours ce qui se joue à l’approche d’un contrôle, parce qu’il n’a pas vécu la maladie de l’intérieur.
On peut avoir besoin de parler sans devoir rassurer les autres à son tour. De déposer ses inquiétudes sans entendre systématiquement qu’il faut penser positif. De prendre le temps de reconnaître ce qui a changé, sans se sentir obligé de tourner la page.
L’après cancer est un chemin personnel. Il n’existe pas de calendrier imposé pour aller mieux, retrouver confiance ou se sentir à nouveau en sécurité.
C’est aussi pour cela qu’un accompagnement complémentaire peut avoir sa place : non pas pour effacer ce qui s’est passé, ni pour promettre que tout ira bien, mais pour offrir un espace d’écoute et de présence dans cette période particulière.

C’est pour cela que j’ai créé CALMÉLIANCE™ et les rendez-vous
Mon expérience m’a amenée à créer **CALMÉLIANCE™**, une approche d’accompagnement qui place la personne, son vécu et ses besoins au centre.
Aujourd’hui encore, je continue à prendre soin de moi au quotidien, notamment grâce aux séances de soin énergétique qui font partie de ma pratique CALMÉLIANCE™. C’est un temps que je m’accorde pour me recentrer et rester à l’écoute de mes ressentis. Car je sais, par mon propre vécu, que prendre soin de soi ne s’arrête pas avec la fin des traitements.
J’ai également créé **L’Après**, un parcours d’accompagnement destiné aux personnes qui ont terminé leurs traitements et qui souhaitent prendre un temps pour elles, retrouver des repères et cheminer à leur rythme.
Cet accompagnement s’appuie sur cinq rendez-vous répartis sur trois mois. Il propose un espace pour exprimer ce qui reste difficile, accueillir ses émotions et prendre soin de soi, en complément du suivi médical.
Il ne s’agit pas d’oublier le cancer ni de faire disparaître toutes les peurs. Il s’agit plutôt de ne pas rester seule avec ce que l’on traverse et de retrouver, peu à peu, une place pour la vie au-delà de la maladie.
Vous pouvez découvrir mon approche sur la page Accompagnement pendant et après un cancer près de Rouen - CALMÉLIANCE™ pour en savoir plus sur le parcours L’Après.
Et vous, comment vivez-vous l’approche des contrôles ?

Si vous avez traversé un cancer, peut-être connaissez-vous cette sensation : celle d’aller bien pendant un temps, puis de sentir l’inquiétude revenir lorsque les examens se rapprochent.
Vous avez le droit de ressentir de la peur, de la tristesse ou de la lassitude. Vous avez aussi le droit de profiter de la vie, de faire des projets et de ne pas penser au cancer chaque jour.
Les deux peuvent coexister.
Vous n’avez pas à vous reprocher de ne pas avoir complètement tourné la page. Vous avez traversé une épreuve qui a bouleversé votre vie, et chacun avance à son rythme.
Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée dans cette période de l’après cancer, je vous propose un premier échange gratuit de 30 minutes, sans engagement, pour faire le point sur vos besoins et voir si mon approche peut vous correspondre.
Découvrez également les séances ponctuelles "Le rendez-vous Ressource" qui fait partie de CALMÉLIANCE™. Il s'agit d'un soin énergétique de 1h15 vous permettant de prendre un temps pour vous, de vous ressourcer, de poser ce qui pèse, de vous retrouver avant l'évènement à venir.
Prenez soin de vous,
Carole Franceschetto
Créatrice de la méthode CALMÉLIANCE™
Magnétiseuse & Hypnothérapeute
📍 Bourg Achard, près de Rouen & Pont-Audemer
📞 06 22 36 03 19
Important : Mes accompagnements en hypnose, magnétisme et soins énergétiques ne remplacent pas un avis, un diagnostic ou un traitement médical. Ils s'inscrivent dans une démarche complémentaire de mieux-être.





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